Imigran/- T

GlaxoSmithKline AG

Composition

Principes actifs

Solution injectable, comprimés pelliculés, comprimés pelliculés T, spray nasal: sumatriptan (sous forme de succinate de sumatriptan).

Excipients

Solution injectable: chlorure de sodium, eau pour préparations injectables.

Comprimés pelliculés: lactose anhydre, lactose monohydraté, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique*, stéarate de magnésium, hypromellose, dioxyde de titane (E 171), triacétine, oxyde de fer rouge (E 172).

Comprimés pelliculés T: hydrogénophosphate de calcium, cellulose microcristalline, bicarbonate de sodium, croscarmellose sodique*, stéarate de magnésium, hypromellose, dioxyde de titane (E 171), triacétine, oxyde de fer rouge (E 172).

Spray nasal: dihydrogénophosphate de potassium, hydrogénophosphate de sodium anhydre, acide sulfurique dilué, hydroxyde de sodium, eau.

*Produit à partir de coton génétiquement modifié.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable à 6 mg/0,5 ml: 1 cartouche (1 dose) contient 6 mg de sumatriptan (sous forme de succinate de sumatriptan) pour injection sous-cutanée.

Comprimés pelliculés (avec sillon de sécabilité, sécable) à 50 mg de sumatriptan (sous forme de succinate de sumatriptan).

Comprimés pelliculés T à 50 mg de sumatriptan (sous forme de succinate de sumatriptan).

Spray nasal à 10 mg/0,1 ml et 20 mg/0,1 ml: 1 application de spray nasal à 0,1 ml contient 10 mg ou 20 mg de sumatriptan (sous forme de succinate de sumatriptan).

Indications/Possibilités d’emploi

Pour le traitement aigu des crises de migraine, avec ou sans aura.

La solution injectable est aussi indiquée pour le traitement aigu des céphalées en grappe (cluster headache).

Imigran ne doit pas être utilisé pour le traitement prophylactique de la migraine et des céphalées en grappe.

Posologie/Mode d’emploi

La dose recommandée de sumatriptan ne doit pas être dépassée.

La solution injectable ne doit être administrée que par voie sous-cutanée et à l'aide de l'Imigran-Pen! Le mode d'emploi de l'Imigran-Pen est joint à l'emballage de l'appareil. Après avoir appris au patient à se servir du Pen, on lui recommandera d'observer scrupuleusement le mode d'emploi, surtout en ce qui concerne l'élimination en toute sécurité de la cartouche et de l'aiguille après l'usage.

Adultes à partir de 18 ans

Migraine

Il est recommandé de commencer le traitement par Imigran dès les premiers signes de céphalées migraineuses ou de l'apparition de symptômes d'accompagnement, tels que des nausées, des vomissements ou une photo- et phonophobie. Mais l'efficacité du médicament est la même lorsqu'il est administré plus tardivement pendant la crise de migraine. L'administration de solution injectable d'Imigran durant la phase d'aura ne prévient cependant pas le développement des céphalées migraineuses.

Les patients qui n'ont pas répondu à la première dose ne devraient pas utiliser de deuxième dose pour la même crise. Imigran peut à nouveau être utilisé pour les crises de migraine ultérieures.

Solution injectable

Une injection de 6 mg est recommandée. Si le patient a répondu à la première dose, mais que les symptômes réapparaissent, une autre injection de 6 mg peut être administrée pendant les prochaines 24 heures, à condition qu'une heure au moins se soit écoulée depuis la première injection. La dose maximale par 24 heures est de 2 injections (12 mg).

Outre ces deux injections, aucune autre forme pharmaceutique d'Imigran ne devrait être administrée pendant ces 24 heures. La deuxième injection peut cependant être remplacée par une prise unique d'une autre forme pharmaceutique (comprimé pelliculé, spray nasal), utilisée à la posologie recommandée.

Comprimés pelliculés (avec sillon de sécabilité) et comprimés pelliculés T

La dose unique est comprise entre 25 et 50 mg, soit ½ à 1 comprimé pelliculé à 50 mg ou un comprimé pelliculé T à 50 mg; elle doit être adaptée individuellement suivant la réponse thérapeutique du patient. Les comprimés pelliculés T ne sont pas sécables. Les patients ayant besoin d'une dose de 25 mg seulement doivent donc prendre ½ comprimé pelliculé à 50 mg. Il faut toujours utiliser la dose minimale efficace, c.-à-d. en cas d'efficacité insuffisante de la dose unique de 25 mg, celle-ci peut être portée à 50 mg; toutefois, chez les patients répondant bien à des doses uniques de 50 mg, il convient de vérifier si une efficacité équivalente ne pourrait être atteinte avec 25 mg. Cette recommandation se base sur les résultats obtenus à partir d'études cliniques contrôlées (voir «Propriétés/Effets: Efficacité clinique»).

Si le patient a répondu à la première dose, mais que les symptômes réapparaissent, d'autres doses de 25 mg ou de 50 mg, soit ½ ou 1 comprimé pelliculé à 50 mg ou 1 comprimé pelliculé T à 50 mg, peuvent être administrées au cours des prochaines 24 heures en respectant un écart d'au moins 2 heures entre les prises. Une dose maximale de 200 mg en 24 heures ne doit toutefois pas être dépassée.

Outre les comprimés, aucune autre forme pharmaceutique d'Imigran ne doit être administrée pendant ces 24 heures. La deuxième dose peut cependant être remplacée par une prise unique d'une autre forme pharmaceutique (spray nasal, solution injectable), utilisée à la posologie recommandée. Dans ce cas, il faut éviter de prendre d'autres comprimés pelliculés dans ces 24 heures.

Les comprimés doivent être avalés entiers avec un peu d'eau. Les patients ayant des troubles de déglutition peuvent dissoudre les comprimés pelliculés T d'Imigran dans une petite quantité d'eau avant leur administration. Cette solution a cependant un goût amer.

Spray nasal

La dose initiale recommandée est de 20 mg à appliquer dans une des deux narines, en position corporelle verticale. Si le patient a répondu à la première dose, mais que les symptômes réapparaissent, une autre dose peut être appliquée pendant les prochaines 24 heures à condition que deux heures au moins se soient écoulées depuis la première application. La dose maximale par 24 heures est de 40 mg.

Outre les deux applications de spray nasal, aucune autre forme pharmaceutique d'Imigran ne doit être utilisée pendant ces 24 heures. En revanche, il est possible de remplacer la deuxième dose par une prise unique d'une autre forme pharmaceutique (comprimés pelliculés, solution injectable), utilisée à la posologie recommandée.

En raison de différences inter- et intra-individuelles (différents taux d'absorption, par exemple), une efficacité suffisante peut être obtenue chez certains patients avec des doses de 10 mg. Lorsqu'apparaissent des effets indésirables au cours du traitement par des doses de 20 mg, utiliser le spray nasal à 10 mg.

Céphalées en grappe (cluster headache)

Solution injectable

1 injection sous-cutanée de 6 mg est recommandée à chaque crise. La dose maximale par 24 heures est de 2 injections (12 mg) à condition de respecter un intervalle d'une heure entre les deux injections.

Adolescents (de 12 à 17 ans)

L'efficacité d'Imigran chez l'adolescent a été démontrée pour le spray nasal, mais pas pour les autres formes pharmaceutiques (comprimés pelliculés, comprimés pelliculés T et solution injectable). L'emploi du spray nasal d'Imigran n'est indiqué que pour les crises de migraine modérées à sévères, n'ayant que peu ou pas répondu à un traitement précédent au paracétamol, à l'acide acétylsalicylique ou à un anti-inflammatoire non stéroïdien.

La posologie préconisée est de 10 mg de spray nasal dans une narine. Étant donné la variabilité inter- et intra-individuelle des crises migraineuses ou de l'exposition au sumatriptan, une dose de 20 mg peut être requise chez certains patients.

Si le patient ne répond pas à la première dose, il ne faut pas en appliquer une deuxième pour soigner la même crise. Celle-ci peut cependant être traitée par le paracétamol, l'acide acétylsalicylique ou un anti-inflammatoire non stéroïdien. Imigran peut être réutilisé pour des crises ultérieures.

Si le patient a répondu à la première dose, mais que les symptômes réapparaissent, une deuxième dose peut être administrée dans les prochaines 24 heures, à condition qu'au moins deux heures se soient écoulées depuis la première application. Il ne faut pas utiliser le spray nasal 20 mg plus de 2 fois en l'espace de 24 heures.

Enfants de moins de 12 ans

On ne dispose pas encore d'expérience sur la sécurité et l'efficacité d'Imigran chez l'enfant de moins de 12 ans.

Patients âgés

L'expérience chez les patients âgés de plus de 65 ans est limitée. En attendant des données plus approfondies, une administration n'est pas recommandée.

Patients présentant des troubles de la fonction rénale

Aucune étude n'a été réalisée pour examiner l'effet d'une insuffisance rénale sur la pharmacocinétique du sumatriptan.

Dans ces circonstances, Imigran ne devrait pas être utilisé par ces patients.

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

Chez l'insuffisant hépatique, la dose de 25 mg par voie orale ou de 10 mg par voie nasale ne devrait pas être dépassée.

Aucune expérience n'est disponible en ce qui concerne l'insuffisance hépatique sévère.

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients d'Imigran, selon la composition.

Imigran ne doit pas être utilisé pour traiter la migraine hémiplégique, la migraine ophtalmoplégique ou la migraine basilaire.

Imigran est contre-indiqué chez les patients avec les affections suivantes dans l'anamnèse: cardiopathie ischémique, antécédents d'infarctus du myocarde, angor de Prinzmetal/spasmes coronariens, hypertension artérielle insuffisamment contrôlée, affections vasculaires périphériques ou symptômes suggérant une maladie cardiaque ischémique.

Imigran ne doit pas être administré à des patients ayant des antécédents d'accident vasculaire cérébral (AVC) ou d'accident ischémique transitoire (AIT).

Imigran ne doit pas être administré à des patients traités simultanément par des IMAO. Le traitement par Imigran ne peut débuter que deux semaines après l'arrêt de l'inhibiteur de la MAO (voir «Interactions»).

Le sumatriptan ne doit pas être administré simultanément avec l'ergotamine ou ses dérivés (y compris le méthysergide) (voir «Interactions»).

Imigran n'est pas indiqué pour les patients souffrant d'insuffisance rénale ou d'insuffisance hépatique sévère.

Mises en garde et précautions

Imigran ne doit être utilisé qu'en présence d'un diagnostic formel de migraine ou de céphalées en grappe (cluster headache).

La présence d'une maladie neurologique potentiellement sérieuse comme par exemple un AVC (accident vasculaire cérébral) ou un AIT (accident ischémique transitoire) doit être exclue avant le traitement par le sumatriptan chez les patients présentant des symptômes atypiques ou chez lesquels un diagnostic justifiant un traitement par le sumatriptan n'est pas encore établi.

Imigran ne doit être administré qu'avec précaution aux patients présentant des antécédents de crises convulsives ou d'autres facteurs de risque qui abaissent le seuil convulsif.

Des douleurs et une sensation d'oppression dans la poitrine peuvent se manifester passagèrement après l'administration de sumatriptan. Ces symptômes peuvent parfois être violents et irradier dans le cou (voir «Effets indésirables»).

Si des symptômes évoquant une maladie cardiaque ischémique surviennent sous Imigran, il faut procéder à des examens appropriés avant la poursuite du traitement.

Chez les patients auprès desquels la possibilité d'une maladie cardiaque non diagnostiquée subsiste, le traitement par Imigran ne pourra avoir lieu qu'après l'exclusion d'une maladie cardiovasculaire. Ceci concerne essentiellement les femmes dans la postménopause, les hommes âgés de plus de 40 ans et les patients présentant des facteurs de risque pour une maladie cardiaque coronaire. Il est possible que malgré ces analyses on ne puisse pas repérer tous les patients atteints d'une maladie cardiaque. Dans de très rares cas, on a observé des incidents coronaires graves chez des patients sans antécédents de maladies cardiovasculaires.

La prudence est de rigueur lors de l'administration de sumatriptan à des patients ayant une hypertension artérielle contrôlée, car chez quelques-uns de ces patients une élévation transitoire de la tension artérielle et de la résistance vasculaire périphérique a été observée.

Chez les patients traités par un bêta-bloquant tel que le propranolol, on n'a pas noté d'interaction pharmacocinétique avec le sumatriptan, mais l'expérience est encore trop limitée pour permettre l'exclusion du risque de réactions angiospastiques chez les patients prédisposés.

Lors de l'administration concomitante de triptans et d'autres médicaments à effet sérotoninergique plus ou moins marqué, l'apparition d'un syndrome sérotoninergique en tant qu'effet indésirable compromettant le pronostic vital est dans de rares cas possible. Ce syndrome se caractérise par différentes combinaisons de symptômes individuels pouvant typiquement englober les manifestations suivantes: hyperréflexie, tremblements, myoclonies, altérations mentales telles qu'inquiétude, anxiété, hallucinations, irritabilité allant jusqu'au délire ou coma, de même que tachycardie, fluctuations de la tension artérielle, hyperthermie, nausées, vomissements et diarrhée. Le syndrome sérotoninergique risque d'apparaître lors d'une prise simultanée de deux ou plusieurs médicaments à effet sérotoninergique ou d'une augmentation de la dose.

Lorsqu'un traitement associant le sumatriptan à un médicament à effet sérotoninergique s'impose pour des raisons thérapeutiques, le patient doit être surveillé adéquatement (voir «Interactions»).

L'administration concomitante de sumatriptan et d'autres triptans/agonistes des récepteurs 5HT1 est déconseillée.

La prudence est également de rigueur en présence d'affections ayant une forte incidence sur l'absorption, le métabolisme ou l'élimination, p.ex. une insuffisance hépatique (classe Child-Pugh A ou B; cf. «Pharmacocinétique – Cinétique pour certains groupes de patients»). Chez les insuffisants hépatiques, la dose de 25 mg par voie orale ou de 10 mg par voie nasale ne doit pas être dépassée. Aucune expérience n'est actuellement disponible pour les cas d'insuffisance hépatique sévère (voir «Contre-indications»).

Les patients connus pour une hypersensibilité aux sulfamides peuvent également présenter des réactions allergiques après administration d'Imigran. Cela peut aller des réactions cutanées jusqu'à l'anaphylaxie. Même si les indices relatifs à une sensibilisation croisée sont peu nombreux, la prudence est de rigueur lors de l'administration de sumatriptan à ces patients.

Chez des patients sensibles à cet égard, il a été établi le lien entre l'utilisation excessive de médicaments destinés au traitement aigu des céphalées et une aggravation des céphalées (céphalées médicamenteuses). Ce phénomène peut nécessiter l'arrêt du traitement.

Solution injectable

Le sumatriptan ne doit pas être administré par voie intraveineuse.

Allergie au latex

Le capuchon protecteur de l'aiguille de la cartouche peut contenir du caoutchouc sec naturel, susceptible de provoquer des réactions allergiques chez les personnes sensibles au latex.

Interactions

Rien ne permet de conclure à des interactions pharmacocinétiques entre le sumatriptan et le propranolol, la flunarizine, l'ergotamine, la dihydroergotamine, le pizotifène ou l'alcool.

Le sumatriptan peut provoquer une augmentation passagère de la tension artérielle et de la résistance vasculaire périphérique. Des réactions angiospastiques prolongées ont été observées sous ergotamine. Un traitement concomitant par l'ergotamine ou ses dérivés (y compris le méthysergide) est cependant déconseillé, ces effets pouvant être additifs. Pour cette raison, aucune préparation à base d'ergotamine ne devrait être administrée 24 heures avant et 6 heures après l'administration de sumatriptan.

Inhibiteurs de la MAO: le moclobémide augmente l'ASC du sumatriptan de 130%. L'administration concomitante d'Imigran et d'inhibiteurs de la MAO est donc contre-indiquée (voir «Contre-indications»).

Lors de la prise simultanée de triptans et d'autres médicaments à effet sérotoninergique plus ou moins marqué, tels qu'inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine/noradrénaline (ISRSN), inhibiteurs de la MAO, L-tryptophane, lithium, antidépresseurs tricycliques et d'autres, l'apparition d'un syndrome sérotoninergique en tant qu'effet indésirable compromettant le pronostic vital est dans de rares cas possible (voir «Mises en garde et précautions»).

Grossesse, allaitement

Grossesse

Dans des études animales réalisées sur le lapin, la létalité embryonnaire, sans aucun signe évident de tératogénicité, a été observée (voir «Données précliniques»).

Différents registres de grossesse ont documenté, de manière prospective, le terme de la grossesse chez plus de 1000 femmes traitées par le sumatriptan. Bien que les informations ne soient pas suffisantes pour tirer des conclusions définitives, les résultats d'examens effectués chez les femmes soumises à une exposition au sumatriptan ne révèlent aucun accroissement de la fréquence ni aucun type de malformations congénitales par rapport à la population générale. Imigran ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.

Allaitement

En raison du passage du sumatriptan dans le lait maternel après administration sous-cutanée et pour protéger le nourrisson, il convient de renoncer à l'allaitement pendant les 12 heures qui suivent l'administration du produit.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Une somnolence, des vertiges, des nausées et des troubles visuels peuvent être occasionnés par une migraine ou un traitement par Imigran. La prudence est donc de rigueur chez les patients devant conduire un véhicule ou utiliser des machines.

Effets indésirables

Pour décrire la fréquence d'apparition des effets secondaires, les conventions suivantes ont été prises pour base:

«très fréquents» (≥1/10); «fréquents» (≥1/100 à <1/10); «occasionnels» (≥1/1000 à <1/100); «rares» (≥1/10 000 à <1/1 000); «très rares» (<1/10 000); «fréquence inconnue» (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Données obtenues à partir d'études cliniques

Affections du système nerveux

Fréquents: vertiges, obnubilation, troubles sensoriels, y compris paresthésies et hypesthésies.

Affections vasculaires

Fréquents: élévation passagère de la tension artérielle peu après l'administration, rougeurs faciales (flush).

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents: dyspnée.

Affections gastro-intestinales

Fréquents: nausées et vomissements.

Le rapport causal avec l'emploi du sumatriptan n'a cependant pas été démontré.

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Fréquents: sensation de lourdeur; elle est généralement passagère, parfois intense, et peut toucher différentes parties du corps, y compris la poitrine et le cou.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Les symptômes suivants sont habituellement passagers, parfois intenses, et peuvent toucher différentes parties du corps, y compris la poitrine et le cou:

Fréquents: douleurs, sensations de chaleur, de froid, de pression ou d'oppression.

Les symptômes suivants sont essentiellement légers ou modérés et de nature passagère:

Fréquents: faiblesse, fatigue.

Effets indésirables locaux après application intranasale

Fréquents: après l'application intranasale de sumatriptan, des irritations locales au niveau du nez ou du pharynx, des saignements nasaux et une sensation de goût désagréable risquent d'apparaître.

Effets indésirables locaux après administration sous-cutanée

Les effets secondaires les plus fréquemment associés à l'administration sous-cutanée d'Imigran sont:

Très fréquents: douleur passagère au site d'injection, picotements/brûlures, gonflement, rougeur, hématome et saignement au site d'injection.

Bien que l'on ne dispose d'aucune comparaison directe, il semble que les rougeurs faciales, les paresthésies et les sensations de chaleur, de pression et de lourdeur soient plus fréquentes après administration sous-cutanée.

Inversement, les nausées et vomissements semblent être moins fréquents après administration sous-cutanée qu'après la prise de comprimés.

Investigations

Très rares: de légères anomalies lors des examens de la fonction hépatique (bilirubine, transaminases, γ-GT).

Données obtenues après le lancement

Affections du système immunitaire

Très rares: réactions d'hypersensibilité de tous grades, allant de l'éruption cutanée à la réaction anaphylactique.

Affections du système nerveux

Très rares: crises convulsives.

Bien que certaines de ces crises soient apparues chez les patients ayant présenté des antécédents de crises convulsives ou des facteurs de risque pour les crises convulsives, il existe également des rapports faisant état de ces crises chez les patients non prédisposés.

Tremblements, dystonie, nystagmus, scotome.

Affections oculaires

Très rares: scintillement, diplopie, diminution de l'acuité visuelle.

Perte de vision, dont également les cas de cécité permanente. L'apparition d'une neuropathie du nerf optique d'origine ischémique est extrêmement rare. À cet égard, il faut cependant tenir compte du fait que des troubles visuels risquent également d'apparaître en tant que symptômes concomitants de la migraine elle-même.

Affections cardiaques

Rares: bradycardie, tachycardie, palpitations, troubles du rythme cardiaque, modifications transitoires de l'ECG d'origine ischémique, angiospasmes coronaires, angine de poitrine ou infarctus du myocarde (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).

Affections vasculaires

Très rares: chute de la tension artérielle, syndrome de Raynaud.

Affections gastro-intestinales

Très rares: colite ischémique.

Fréquence inconnue: dysphagie.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquence inconnue: douleur traumatique provoquée ou douleur inflammatoire provoquée.

L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Des patients ont été traités par des injections uniques sous-cutanées dont le dosage pouvait atteindre 12 mg, sans apparition d'effets indésirables significatifs.

Dans des études cliniques, des sujets sains ont été traités par le sumatriptan, dosé à 20 mg et appliqué 3 fois par jour par voie intranasale pendant une période de 4 jours sans apparition d'effets indésirables aigus significatifs.

Après application de doses supérieures à 16 mg par voie sous-cutanée ou à 400 mg par voie orale ou après l'utilisation de doses uniques allant jusqu'à 40 mg par voie intranasale, on n'a pas observé d'autres effets indésirables que ceux décrits sous «Effets indésirables» et «Mises en garde et précautions».

En cas de surdosage, il convient de surveiller le patient pendant 10 heures au moins tout en pratiquant un traitement symptomatique adéquat.

En cas d'éventuels angiospasmes, l'administration de nitroglycérine, de nitroprussiate, de papavérine ou d'autres médicaments appropriés devrait être envisagée.

On ignore quels sont les effets d'une hémodialyse ou d'une dialyse péritonéale sur la concentration plasmatique de sumatriptan.

Propriétés/Effets

Code ATC

N02CC01

Mécanisme d'action

Le sumatriptan est un agoniste sélectif vasculaire des récepteurs sérotoninergique 5HT1, qui n'exerce aucune action sur d'autres sous-types de récepteurs 5HT (5HT2 - 5HT7). Les récepteurs vasculaires de type 5HT1 sont présents surtout dans les vaisseaux sanguins crâniens où ils provoquent une vasoconstriction.

Chez l'animal, le sumatriptan entraîne une vasoconstriction sélective des vaisseaux artériels carotidiens irriguant les tissus extra- et intracrâniens, dont font aussi partie les méninges. Le débit sanguin cérébral reste inchangé. La dilatation de ces vaisseaux et/ou la formation d'un œdème dans ces vaisseaux sont supposées être les facteurs déclenchant la migraine chez l'homme.

En outre, des études expérimentales réalisées sur l'animal ont mis en évidence une inhibition de l'activité du nerf trijumeau par le sumatriptan.

Ces deux mécanismes (vasoconstriction crânienne et inhibition de l'activité du nerf trijumeau) contribuent probablement à l'action du sumatriptan chez l'homme.

Des études coronarographiques ont montré que le sumatriptan peut provoquer une vasoconstriction ainsi qu'une élévation passagère de la tension artérielle et de la résistance vasculaire périphérique sans modifier l'ECG. On ignore quel est l'effet du sumatriptan sur le débit coronarien.

Pharmacodynamique

L'effet thérapeutique intervient 10 à 15 min. après l'administration sous-cutanée, environ 15 min. après l'administration intranasale et environ 30 min. après l'administration orale.

Efficacité clinique

L'efficacité, la sécurité d'emploi et la tolérance de la solution injectable, des comprimés pelliculés et du spray nasal d'Imigran dans le traitement des crises aiguës de migraine ont été étudiées dans de nombreuses études de recherche posologique randomisées, effectuées en double aveugle et contrôlées par placebo.

Une réponse au traitement (critère d'évaluation principal) a été définie comme une réduction des céphalées migraineuses modérées ou sévères, allant de céphalées légères à une disparition complète des céphalées. Les données tirées de quelques études clés peuvent être résumées de la manière suivante:

Solution injectable

Nombre de patients en % avec une réduction des céphalées migraineuses (disparition complète ou céphalées légères) 1 heure après l'application de la médication étudiée:

Numéro d'étude

Placebo

Sumatriptan
1 mg

Sumatriptan
2 mg

Sumatriptan
3 mg

Sumatriptan
4 mg

Sumatriptan
6 mg

Sumatriptan
8 mg

S2B-201

24 (n=62)

431) (n=30)

572) (n=30)

572) (n=30)

501) (n=30)

733) (n=30)

803) (n=30)

GCV/89/006

25 (n=105)

 

 

 

 

723) (n=422)

793) (n=109)

GCV/90/016

26 (n=65)

 

 

 

 

773) (n=129)

 

 

1) p<0,05 vs placebo 2) p<0,01 vs placebo 3) p<0,001 vs placebo.

Dans la réduction des céphalées migraineuses, la solution injectable d'Imigran s'est avérée significativement plus efficace que le placebo, quelle que soit la posologie étudiée. Les doses uniques de 6 mg et de 8 mg se sont révélées les plus efficaces, le taux d'effets secondaires sous la dose de 6 mg ayant été moins élevé.

Comprimés pelliculés

Nombre de patients en % avec une réduction des céphalées migraineuses (disparition complète ou céphalées légères) 4 heures après l'administration, 1re crise:

Placebo

Sumatriptan
25 mg

Sumatriptan
50 mg

Sumatriptan
100 mg

39% (n=98)

65%1) (n=303)

77%2) (n=302)

77%2) (n=298)

 

1) p < 0,001 vs placebo. 2) p < 0,01 vs 25 mg.

Les données susmentionnées montrent qu'une dose unique de 25 mg est la dose minimale efficace, mais qu'un nombre significativement plus élevé de patients répondent à 50 mg qui est donc la dose optimale pour ces patients.

En résumé, ces études ont révélé que les comprimés d'Imigran, administrés à des doses uniques de 25 mg, 50 mg ou 100 mg, s'avèrent efficaces dans le traitement des crises aiguës de migraine chez l'adulte. En même temps, il a été démontré que des doses uniques de 50 mg ou de 100 mg peuvent produire des effets légèrement supérieurs à ceux obtenus par des doses de 25 mg. Par contre, le taux de succès obtenu avec des doses uniques de 100 mg n'a pas été supérieur à celui atteint par des doses de 50 mg, le profil d'effets indésirables étant plus favorable sous 50 mg.

Spray nasal

Nombre de patients en % avec une réduction des céphalées migraineuses (disparition complète ou céphalées légères) 2 heures après l'application de la médication étudiée:

Numéro d'étude

Placebo

Sumatriptan
5 mg

Sumatriptan
10 mg

Sumatriptan
20 mg

GCV/94/007

25% (n=63)

49%1) (n=121)

46%1) (n=112)

64%2) 3) (n=118)

GCV/94/008

25% (n=138)

-

44%2) (n=273)

55%2) (n=277)

UCR/94/046

35% (n=100)

-

54%1) (n=106)

63%2) (n=202)

UCR/94/047

29% (n=112)

-

43% (n=109)

62%2) (n=215)

UCR/95/0253

36% (n=198)

45%1) (n=296)

53%2) (n=291)

60%2) 3) (n=286)

 

1) p<0,01 vs placebo 2) p<0,001 vs placebo 3) données relatives à la première crise seulement, obtenues à titre comparatif d'une étude de crises multiples.

Dans les études réalisées, la dose unique de 20 mg a présenté un meilleur profil d'efficacité que les doses uniques de 5 mg ou de 10 mg, la tolérance étant comparable.

Pharmacocinétique

La pharmacocinétique du sumatriptan pris par voie orale ne semble que peu influencée par des crises de migraine.

Absorption

Comprimés pelliculés/comprimés pelliculés T

Après administration orale, le sumatriptan est rapidement absorbé. 70% de la concentration plasmatique maximale sont atteints en 45 minutes. La prise de 100 mg fait s'élever la concentration plasmatique maximale moyenne à 54 ng/ml. La biodisponibilité absolue moyenne est de 14%, conséquence d'une métabolisation présystémique intense d'une part et d'une absorption incomplète d'autre part.

Lors de la prise simultanée de comprimés pelliculés T et d'un repas riche en graisses, la Cmax de sumatriptan est augmentée de 15% au maximum.

Solution injectable

Après injection sous-cutanée, la biodisponibilité absolue moyenne est de 96%, taux atteint en 25 minutes. 10 min. après l'injection sous-cutanée de 6 mg, la concentration plasmatique maximale s'élève en moyenne à 72 ng/ml.

Spray nasal

Après administration intranasale, le sumatriptan est rapidement absorbé. La concentration plasmatique maximale est atteinte en 1 à 1,5 h et s'élève à 13 ng/ml après l'administration intranasale de 20 mg. La biodisponibilité absolue est de 16% en moyenne, en raison d'un métabolisme présystémique intense et d'une absorption incomplète.

Distribution

La liaison aux protéines plasmatiques n'est que faible, de l'ordre de 14 à 21%. Le volume de distribution est de 170 litres en moyenne.

Métabolisme

Le métabolite principal du sumatriptan, un dérivé de l'acide indole-acétique, est excrété en majeure partie par voie rénale sous forme d'acide libre ou de glucuroconjugué et n'a pas d'activité connue au niveau des récepteurs 5-HT1 et 5-HT2. Aucun métabolite secondaire n'a été identifié.

Élimination

La demi-vie d'élimination est d'environ 2 heures, la clairance totale de quelque 1160 ml/min et la clairance rénale de 260 ml/min. La clairance extrarénale représente environ 80% de la clairance totale. L'élimination du sumatriptan se fait essentiellement par un métabolisme oxydatif à l'aide de l'enzyme monoamine oxydase A.

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique

L'administration orale à des patients souffrant d'insuffisance hépatique est suivie de concentrations plasmatiques moyennes supérieures à celles des patients en bonne santé. La concentration plasmatique maximale peut en outre présenter de plus grandes fluctuations interindividuelles chez ces patients (cf. «Mises en garde et précautions»).

L'influence d'une insuffisance hépatique modérée (classe Child-Pugh B) sur la pharmacocinétique du sumatriptan administré par injection sous-cutanée a été évaluée. Aucune différence significative n'a été trouvée entre les patients présentant une insuffisance hépatique modérée et les sujets sains du groupe de contrôle (cf. «Mises en garde et précautions»).

Troubles de la fonction rénale

Il n'existe encore aucune information sur la pharmacocinétique du sumatriptan en cas d'insuffisance rénale.

Patients âgés

Il n'existe encore aucune information sur la pharmacocinétique du sumatriptan chez le sujet âgé (> 65 ans).

Adolescents de 12 à 17 ans

Chez les adolescents de 12 à 17 ans, l'application intranasale de 20 mg de sumatriptan a entraîné une concentration plasmatique de 13,9 ng/ml et une demi-vie d'environ 2 heures en moyenne. Cette recherche a révélé que tant la clairance que le volume de distribution augmentent avec la taille de l'adolescent; il s'ensuit une exposition plus importante chez l'adolescent d'un poids corporel plus faible.

Données précliniques

Génotoxicité/carcinogénicité

Dans les études in vitro et in vivo, le sumatriptan n'a montré aucun effet génotoxique ou carcinogène.

Toxicité sur la reproduction

Dans une étude de fertilité effectuée sur le rat, une baisse de la fécondation a été observée à des posologies dépassant de loin la dose maximale utilisée chez l'homme. Une létalité embryonnaire est apparue chez le lapin, sans aucun signe évident de tératogénicité.

Remarques particulières

Stabilité

Imigran ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Solution injectable: ne pas conserver au-dessus de 30°C, conserver à l'abri de la lumière. Ne pas congeler.

Comprimés pelliculés: ne pas conserver au-dessus de 30°C.

Comprimés pelliculés partagés (avec sillon des sécabilité): ne pas conserver au-delà d'un mois.

Spray nasal: ne pas conserver au-dessus de 30°C, conserver à l'abri de la lumière. Ne pas congeler.

Conserver toutes les formes pharmaceutiques hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

51684, 51685, 56411, 53708 (Swissmedic).

Présentation

Cartouches de solution injectable à 6 mg/0,5 ml: 2 (B).

Comprimés pelliculés (avec sillon de sécabilité, sécables) à 50 mg: 6 et 12 (B).

Comprimés pelliculés T à 50 mg: 6 et 12 (B).

Spray nasal à 10 mg: 2 (B).

Spray nasal à 20 mg: 2 et 6 (B).

Titulaire de l’autorisation

GlaxoSmithKline AG, 3053 Münchenbuchsee

Mise à jour de l’information

Février 2021